IdonCup
Passionné


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Inscrit le: 18 Aoû 2007
Messages: 469
Localisation: Bénodet (29)
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Posté le:
21 Juin 2008, 13:33 |
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Bonjour à tous !
Voilà un moment déjà que je ne vous ai pas raconté ma ptite vie de sapeur-pompier
J'ai passé le PSE2 le 24/30/31 mai et 7/14 juin et il s'en est passé des choses !
J'arrive le premier jour dans ce beau centre de secours tout neuf, tiens un totem, nous on n'en a pas, j'vais le voler si j'ai pas mon PSE2 (et oui je suis un vrai breton ), je sors de ma voiture et vais dire bonjour aux personnes, et ô surprise je reconnais 2 têtes, et oui j'avais fait mon PSE1 avec celles-ci, ça fait plaisir de voir des personnes qu'on connait, mais bon on n'est pas là pour faire mumuse, hop au boulot !
Ça commence par l'accueil, des animateurs jeunes, dynamiques, bref tout s'annonce pour le mieux dans le meilleur des mondes, puis commence le cours à proprement parler, bon on se rend bien compte que c'est un peu une sorte de PSE1, pas en équipe cette fois mais bien en équipage (merci Nico pour les info !).
On nous explique d'ailleurs comment se passent les fameux cas concrets, on a un bip qui peut sonner à tout moment et il faut alors partir en intervention, bon c'est sympa comme concept, par chance je ne suis pas dans la première équipe, comme ça ça va me permettre d'avoir déjà quelques repères, mais malheureusement mes repères ne furent probablement pas bons.
Les 3 premières journées de PSE2 rien ne se passait bien, les cas concrets je les ratais tous, je n'arrivais à rien, trop de stress, trop d'envie de bien faire, du coup s'en suit une remise en question énorme, suis-je fais pour ça? Puis s'en suit un gros coup de blues à me dire que je ne suis pas fait pour ça c'est horrible. J'y réfléchis longtemps, dois-je arrêter tout? Après avoir mis les choses à plat, finalement je me dis que j'dois arrêter de stresser, que j'dois faire comme si j'étais en inter et oublier tout autour, on s'en fout des moniteurs, des stagiaires, de la fausse victime, c'est une vraie victime.
Et là j'me détend et tout se passe bien, je ne fais plus d'erreur (ou moins), je prend mon temps, je sais apprécier les cas concrets et là j'me sens bien, et de nouveau dans mon milieu, avant je ne voulais pas faire de cas concret, et j'me plaignais secrètement d'en faire trop, alors que là j'en redemande !
Puis viens le dernier jour, et là non sans grande surprise je me retrouve dans plusieurs cas concrets (ce qui signifie que je passe en quelque sorte au rattrapage), nous arrivons enfin au dernier cas concret, je suis conducteur du VSAV Formation (en fictif, vu que je n'ai pas le permis ambulance le formateur conduit), et là il me dit "Pas chiche de demander à la victime si elle est gay!", là sur le coup je suis légèrement sur le c*l, ok pas de problème mais si j'demande j'ai mon PSE2 ? (oui j'ai dis que j'étais breton souvenez-vous ) bon il ne me répond pas mais qui ne dit mot consent !!!!
Nous voilà face à un SDF qui est tombé de son vélo et qui a la galle, sympatoche quoi ! Pendant tout le long je me demande comment vais-je pouvoir demander ça, enfin surtout l'introduire discrètement, en plus de ça le moniteur sort : "J'en connais un qui n'a pas son PSE2 pour le moment", et ça c'est encore plus radical qu'un DSA, ça donne un méga-boost croyez-moi, bon que je vous donne la situation actuelle, on effectue un pont, Chef d'agrès à la tête, 1er équipier aux épaules, moi à la taille, et le conducteur aux pieds, le 1er équipier est face à moi donc la victime voit les fesses de cet équipier... Vous vous voyez déjà quel est mon plan je pense ^^
"-Ça va monsieur ?
-C'est confortable monsieur ?
-Vous avez une belle vue monsieur ?
-Vous êtes gay ?"
Ouf ça c'est fait, sauf que personne n'était au courant, du coup j'entends chez les stagiaires des "oh!", j'explique discrètement à mon équipe le pourquoi du comment pour ne pas qu'ils croient que j'veux ruiner l'intervention, ça serait con pour le dernier jour quand même ! Bref, voilà la fin qui approche, on attaque la désinfection du VSAV, et nous voici dans la salle pour les résultats, comme d'hab c'est toujours là que le temps est très long, et voilà qu'il va nommer ceux qui sont reçus :
"Ceux que je vais nommer sont reçus : PERENNOU Thomas, ah oui aufait..."
Là il a parlé mais je ne sais plus trop ce qu'il a raconté, de l'extérieur je suis resté de marbre, seul un petit sourire esquissé mais à l'intérieur ça bouillait et si je devais résumer ce que je me disais ça ressemblait à : "WOUHOOOOOOOOUUUUUUUUUUUU" donc voyez c'est mieux le sourire ça fait quand même un peu plus sérieux
Allez hop, on rentre, je dépose mes affaires au centre en faisant part à tous bien sûr de mon petit exploit qui est l'obtention de ce PSE2, nous sommes samedi et je suis de garde pour tout le week-end encore, ça tombe bien ! Le bip sonne, les inter s'enchainent et qu'est-ce que je me sens bien dans ce VSAV, je m'en suis rendu compte surtout sur une inter, on se rendait sur un secteur voisin car le centre était à nu, donc il y a pas mal de route, et sur le retour je regarde à travers la vitre, et voit la belle vue sur Bénodet.
Et je suis bel est bien là, non las de voir ou plutôt d'entr'apercevoir ce que me réserve cette vie tumultueuse de sapeur-pompier...
A bientôt ! |
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